Bienvenue

Bienvenue
Voima nouvelle fiction. Comme vous l'avez deviné elle s'apelle "Unique Doute" et non ce n'est pas la suite de "Qui lui dira ?". Les personnages utilisés dans cette histoire sont vrais, les prénoms ont été gardés mais peut-être que certains seront invens.
L'
élément perturbateur et l'histoire en elleme est fausse.
M
erci de me lire.

Liste des lecteurs :

(Laissez un commentaire si vous lisez ma fic' )

* Pitou
* Léa
* Steve
* Margot
* Ptite flame devil
* Adeline
* Hasard-ou-destin
* Elisabeth
* Morgane
* POiin-d-exclamatiiOn
* Tchou
* Marjo
* Sasa
* Elodie
* Fifi
* Fausses-idees
* Véga
* Un-billet-pour-Londres







Story and Montage By Caroline
Pix by Yann (Docteur)

# Posté le dimanche 04 novembre 2007 08:11

Modifié le samedi 10 mai 2008 19:13

Prologue et Chapitre 1 : Surement une normalité ...

Prologue et Chapitre 1 : Surement une normalité ...
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......
Je suis ici. Je reste maintenant. Je voudrais simplement oublier. Eux aussi auraient aimé oublier. Demandez vous qui je suis, pourquoi j'écris, pour qui et surtout comment je peux vous parlez de cela sans émotions ?
Je parle au passé de cette histoire en espérant oublier.
Quelle est mon identité ? Et bien appelez moi Caroline et eux appelez les « les autres ». Nous sommes un ensemble de personnes, d'esprits qui vivent si proches les uns des autres que certains sont partis, trop étouffés ? Je ne sais.
Je vais donc tout vous raconter. Vous raconter une histoire, la mienne.


____________________________

- Elle va venir ?
- Je t'ai déjà dit que je ne savais pas !
- Depuis combien de temps qu'on l'attend dans le froid ?
- J'n'en sais rien, 2 heures.
- On est vraiment obligés ?
- Tu peux partir si tu veux !
- Non non.
Le brouillard commençait à apparaitre dans les jardins derrière le lotissement. Le vent se levait, et le soleil disparaissait derrière les grands ifs. Le ciel était magnifique, rose et gris à la fois, avec de grands nuages le dévorant. Nous étions, Adeline et moi, sous le kiosque vide avec ses bancs cassés, et sa peinture fissurée. Il y a deux ans, il était bleu pâle, et sa peinture luisait au soleil d'été. C'est ici, que tout avait débuté. L'été de ma quatrième où j'avais rencontré mon meilleur ami. Tout était si différent. Qu'est ce qu'ont a grandi en deux ans : impressionnant !
- As quoi tu penses ?
Adeline me dévisage et en effet moi-même je me surprends. J'ai la tête entre mes genoux et je me balance, en faisant craquer les planches.
- J'ai froid, mais je pensais à nous.
Elle acquiesçait mais me regardait toujours. Ces petits yeux noirs brillaient dan le noir. Je ne voyais que le haut de son visage, le reste était emmitouflé dans son écharpe, et son corps était habillé de foncé. Steve avait raison, elle ressemblait vraiment à un chaton, peut-être par sa petite taille ?
- Me voilà !
- Enfin, t'as foutu quoi ? J'avais froid !
Adeline se lève et attrape ma main. Je dévisage à mon tour notre invitée.
- Ca va Caro ?
- Oui.
Nous traversions la grande pelouse, recouverte de buée. Je regardais Margot, ses cheveux ondulés jusqu'au milieu de son dos, ses formes parfaites et son visage attendrissant. Oui, ça elle l'était. Un peu naïve de fois, mais tellement gentille, tellement touchante qu'on ne pouvait lui faire du mal. Pourtant il y a deux ans, je lui avais menti et je lui avais mal. Elle ne le méritait pas et moi non plus, il nous avait trompé toutes les deux. Il parait que c'est l'ennemi qui nous soude.
Il faisait si froid, le vent emmenait mes cheveux et l'herbe mouillée me chatouillait les chevilles.
- Ils viennent nous chercher ?
Adeline et moi répondions en même temps. C'était une sorte d'habitude, comme deux s½urs jumelles.
- Ils sont bien trop fainéants !
Nous arrivions déjà devant la maison de Romain, mon meilleur ami, puis nous montions la rue qui allait vers l'église d'Avermes. Tout était silencieux. Les lampadaires éclairaient si peu, qu'on aurait pu se croire dans un film d'horreur. Nous passions devant la nouvelle mairie avec ses grandes baies vitrées et ses barres de fers. Nos rires résonnaient dans les petites rues vides. Nous en étions la dernière rue, enfin chemin pour arriver à la maison de Luc. Nous étions si heureuses de passer enfin une soirée là-bas. Une nuit tout entière.
Nous avions prévus notre coup toutes les trois et mis des heures chacune pour faire nos sacs avec des répliques du genre « Et ça j'le prends ? ».
Le chemin tout noir de sa maison, me faisait flipper, je l'avoue, depuis un film d'horreur que j'avais vu chez lui avec des zombies. J'étais bien callé contre l'épaule de Margot, morte de rire, et contre Ade, qui était de même face à ma peur stupide. Sous le porche la lumière s'alluma et Adeline sonna. Mon téléphone vibra.
- Et Merde c'est déjà ma mère ! Rentre je vous rejoins !
Je décrochai le téléphone en soupirant.
- Allo ?
- Caro ?
- Et qui d'autres ! Tu veux quoi ?
- Savoir si tout va bien ? Si ta besoin de rien ? Si t'es bien arrivée ? Et si ...
- Tout va très bien, je n'ai pas encore franchi le porche et je n'ai besoin de rien je ne suis pas dans la nature. J'ai déjà dormie chez quelqu'un quand même !
- Oui mais là c'est LE soir !
- Nooooon, oui c'est chez Luc mais il y a Adeline, Yann, Steve, Romain et Margot aussi !
- Oui et bien tu m'appelles demain matin ?
- Oui bye je t'aime !
Je rentrais enfin par la porte d'entrée grande ouverte.
- Il y a quelqu'un ?
- Oui.
Et voici sa mère (ou ma belle-mère) face à moi, et comme toujours souriante. Cela m'avait toujours étonnée, depuis le bientôt 3 mois, elles ne cessaient d'être gentille sans demander reste.
- Ils sont dans la chambre ?
- Tous entassés !
Je frappais à la porte mais avant que j'aie ouvert la bouche, on m'ouvre et le voilà ! Lui ! Trop grand, c'est sur ! Même pas le temps de respirer, qu'il m'embrassait déjà. J'avais lâché mon sac dans la précipitation. Le rire des autres et pourtant j'avais l'impression d 'être dans un bulle, comme à chaque fois. Il relâcha son emprise et j'aperçus alors sa chambre. Des posters sur les murs et sur le plafond, de soldats, de rock, et de « elle », mon ennemie juré : Beyoncé. Il parait qu'il avait un trou au plafond à cacher donc il a mis une fille super bien foutue à la place ! Sur le lit simple, je vois Steve serrant Ade dans ses bras, sur le siège Yann tenant Margot sur ses genoux et enfin par terre Romain jouant de la guitare électrique. Rien de plus normale après deux mois. Trois couples, mon meilleur ami, et quatre guitares posées. La télé était allumée mais personne ne la regardait. Je ramassais mon sac pour le balancer avec les autres. J'étais enfin chez moi. Je m'y sentais comme dans mon appartement mais en mieux car j'avais mes amis près de moi. Je fis des bisous aux garçons et m'installa sur le lit à coté d'Adeline. La pièce était surchauffée. Luc s'installa à cotés de moi et me prit les mains. Romain se leva et nous regarda tous avec un air surpris sur le visage.
- Vous êtes tous les six dans la même position ça fait trop peur.
On se dévisagea tous et en effet il avait raison.
- Bon c'est enfin les vacances !
- Ouais.
- Luc me regarda bizarrement comme s'il hésitait puis il interrogea tout le monde :
- Quelqu'un fait quelque chose de spécial ?
- A part noël tu veux dire ? Et bien mon anniversaire trois jours plus tard, avec vous mais sinon je ne suis pas là la première semaine : famille et vous ?
Je ne sais pas pourquoi j'avais répondu la première.
- Nous on reste ici mais comme à mon avis tout le monde : noël en famille. S'exclama Steve avec un long soupir.
Quand il disait « nous », tout le monde savait qu'il parlait de lui et son frère jumeau : Yann. Il se ressemble physiquement mais je ne cesse de leur trouver des différences. L'un est plus grand, un plus fin ... etc. Mais c'est surtout leurs caractères qui les divisent. L'un est calme, et cache plus ce qu'il ressent, l'autre s'énerve plus facilement, mais ils sont si gentils tout les deux. Je les aime nos jumeaux. Eux aussi s'aiment mais ils ne se le montrent jamais et s'engueulent souvent.
Je me rappelle d'un jour ou les deux en même temps sur MSN m'ont dit la même phrase : « tu me ressembles ». Je dois être un mélange des deux alors ?
- Oui, on arrive ! criait Romain.
Je relevais la tête et vit personne. Ils étaient tous partis sans que je m'en rende compte. Faut vraiment arrêter de rêver. Romain est là debout devant le lit, il me tendait ses mains. J'en attrapais une et je le suivais. Quand il se stoppa net dans le couloir, il se retourna et me serra dans ses bras. C'était une sorte d'habitude, j'aimais les câlins et lui m'ne faisait. Il me fit un bisou que je lui rendis et enfin on arriva à la cuisine. Luc tenait une cuillère en bois et Ade sautait à coté pour la récupérer. Les jumeaux étaient allongés sur les deux canapés et Margot riait.
- Mais ou sont tes parents, Luc ? Lançai-je trop fort.
- Partis, et nous voilà que ensemble.
Et là, j'observais chaque garçons de la pièce et tous se regardaient une idée derrière la tête et un sourire sur le visage. Adeline et Margot me rejoignirent vers la porte. Adeline pencha sa tête contre mon épaule et me chuchota quelques mots :
- Tu crois qu'ils veulent ..., enfin tu vois ?
- Non quand même.
Je n'espérais pas trop, sachant qu'on était réunis tous ensemble.
- Moi j'avais prévu le coup.
Nous tournions la tête vers Margot qui sorti de sa poche trois préservatifs. Le fou rire nous prit. Elle nous en donna quand je sortis aussi les miens.
- On est prévoyantes !


La soirée se déroulait. On était maintenant tous assis à une table à manger, enfin à essayer. Un disque de sum41 en fond, et Luc qui faisait le con, ce n'était pas vraiment évident. A la fin du repas, nous repartîmes dans la chambre réservée aux filles. Toutes les trois, nous changions et les gars auraient dû faire de même dans le salon. On n'arrêtait pas de rire. On se sentait idiotes, dans nos tee-shirts trop grands et nos joggings. Quand nous avons franchi la porte du salon, on se sentait moins bêtes. Ils étaient tous en caleçon sauf Romain Ils regardaient la télé.
On s'était toutes les trois regardées et nous avions exclamés en même temps :
- Habillez-vous !
Ils s'exécutèrent, alors que nous rangions la vaisselle. Quelques minutes après, on se retrouvait sur le canapé, moi entassée contre Luc et Romain, et les autres sur les genoux de leurs compagnons. J'aurais voulu, j'aurais tant aimé garder cette image dans ma tête pour toujours. Je ne sais plus ce que l'on regardait, surement l'exorcisme d'Emily Rose. Je me souviens avoir fait des pieds et des têtes pour le regarder.
Le reste je ne sais plus, je me rappelle de quelques chuchotements, quelques rires puis le vide.

- Caro, ma chérie ...
J'ouvris un ½il, puis l'autre. J'avais reconnu la voix de Luc, et ses bras autour de moi. Je me relevais, et vit Adeline endormie sur Steve désespéré de al réveiller. Il me regardait, avec ses grands bruns, et me murmura :
- Elle est si belle.
Je le regardais attendrit par son amour. Sa peau mate, dans l'obscurité, faisait ressortir ses yeux illuminés d'amour. Il faut dire qu'il n'est pas portugais pour rien, ses cheveux assez long et bruns et sa peau l'indiquait. Il était si fin et si grand, mais il ne battait pas Luc qui faisait bien une tête de plus que moi. Tout d'un militaire, et il voulait en être un. Il m'emmena dans la chambre et me donna à Margot. Je peinais à marcher, je me sentais flou. J'entendais à peine Luc qui parlait à Margot.
- Tu prends soin d'elle, hein ?
- Ouiiiii, va lui dire bonne nuit et zou !
Il s'approcha de moi, allongée sur le lit, et m'embrassa, en me parlant. Ils avaient dû tous se dire que nous ne devions pas dormir ensemble, donc les gras dormaient dans al chambre des parents. C'était mieux à mon avis, car là je n'étais capable de rien.
Adeline arriva en râlant contre Steve :
- Non, mais attends tu m'as pincé pour me réveiller ! Ca ne va pas dans ta tête !
Il l'embrassa et l'arrêta dans son élan, puis Tout la jante masculine débarqua dans la chambre pour nous dire bonne nuit et comme quoi c'était une torture que l'on soit à coté etc....
- Enfin toute seules !
Adeline et moi ne répondirent pas, trop assommées et toute les deux allongées dans le lit, l'une dans els bras de l'autre. Un flash nous assaillit.
- Margot !
- C'est trop mignon !
Elle vint s'installer à nos côtés.
- Vous voulez dormir ?
Moi et Adeline nous relevions peu à peu puis en réfléchissant :
- Non, on va parler.
Toute la nuit nous avions parlé de tout et de rien, des mecs, de la vie, et eux aussi parlaient de nous, on les entendait. C'est vers les sept heures du matin que Margot sombra et que les gars ne riaient plus. Seule moi et Adeline restions à parler, elle finissait mes phrases et je fis de même pour elle. Depuis deux ans, que je la connaissais, elle me m'avait déçu qu'une fois, elle avait toujours été là, et me comprenait. Personne d'autre me comprenait comme elle, elle savait tous sur moi comme si nous étions s½urs. Certes nos vies, nos styles, étaient différents mais d'un autre coté si similaire. Elle avait vécu avec son père très peu de temps, car il l'avait abandonné et le mien aussi m'avait abandonné à ma naissance. Elle vivait entre la famille de sa mère et celle de son père alors que moi j'étais déchiré entre ma mère et ma famille en générale. Nous aimions els mêmes choses, sauf en ce qui concernait les mecs. Elle adorait le rock depuis qu'elle avait eut une sale relation avec un type aimant le rap ; et moi j'avais toujours aimé le rock et le style gothique. Elle arborait plutôt un style rock doux, de balade, moi j'aimais le noir et je le montrais. On vivait presque ensemble sans une engueulade, elle mangeait chez moi car elle habitait trop loin du lycée, on restait des heures à écouter et parler ensemble.
Comme deux s½urs ...
Une heure plus tard, nous sombrions toutes les deux. J'étais si bien ici, près d'eux, j'aurais aimé y vivre.



# Posté le lundi 05 novembre 2007 15:01

Modifié le mardi 06 novembre 2007 12:40

Chapitre n°2 : Ce matin là, j'y ai pensé

Chapitre n°2 : Ce matin là, j'y ai pensé
........J'essayais les larmes coulant sur mon visage, j'avais si peu dormie. Quand je réussis enfin à y voir claire grâce au rayon de soleil passant par la fenêtre, je m'aperçus que ce n'était pas Adeline près de moi. Le silence régnait dans la maison, je tentais de me relever mais la tête posée sur moi me l'empêcher sans réveiller cette personne.

Quand je réussis à extirper le bras qui m'entourer, je m'aperçus que c'était Romain. Il était là en train de dormir posé sur moi, et à ma droite se trouvait Steve collé contre Adeline. Pourquoi étaient-ils tous là ? Ou est Luc ?
Soudain un bruit résonna comme si l'ont avait échappé une fourchette. Je me relevai et poussa Romain, qui grogna puis se rendormit. J'attrapais mon pull, l'enfilait, en essayant de ne marcher sur personne car tous était empilé là.
Je sortis dans le couloir, sur le carrelage froid. La lumière de la porte éclairait peu le couloir mais assez pour que j'évite le tas de sacs.
- Tu es levé ?
Une main se glissa sur ma bouche avant que j'hurle de peur. Cette voix venait de derrière et même si je savais de qui elle venait, j'avais sursauté. Je me retournais contre son corps et frappa de mon poing.
- T'es fou !
- Chut !
Luc m'amena dans le salon et ferma doucement la porte, puis il se mit à chuchoter tout près de moi :
- Ne réveille pas les autres.
- C'est toi qui m'as réveillé !
- Désolée j'ai fait tombé une cuillère.
- Tu fais quoi ?
- Je prépare le petit déjeuner mais comme t'es réveillée tu vas m'aider.
Je m'assis sur une des chaises et le dévisageait le regard noir.
- Aide-moi, s'il te plait.
Il soupira puis enfin m'embrassa. Je me relevais avec le sourire et acquiesçai.
Il me donna des pots que je posais sur la table, avec des serviettes. Au bout de trente minutes, il vint s'asseoir en face de moi et on commença à parler de tout et de rien, puis à manger. Il était environ dix heures. Le soleil commençait à éclairait la pièce toute entière. L'odeur du café embaumait le salon.
- Tu te rends compte que je viens de me rendre compte que je ne suis pas maquillée.
Quelle horreur ! J'avais même pas prit la peine de vraiment me regarder dans une glace, juste d'attacher mes cheveux longs et de les faires tombés sur mon épaule. Ils étaient bien longs et noirs, du fait d'une coloration, c'était peut-être la seule chose que j'appréciais chez moi.
- Moi j't'aime bien au naturelle. Je peux enfin voir tes yeux sans noirs autour et ta peau sans tonne de fond de teint.
Je lui tirais la langue et reprit mon café dans les mains. Je regardais autour de nous cette maison, et j'imaginais la mienne avec lui des années plus tard, avec mon fils, qui courraient partout.
Jusqu'à il y a un mois, je répugnais les enfants, et même encore aujourd'hui, mais depuis que j'ai rencontré Luc, je ne sais pas pourquoi, je voudrais un fils plus tard. J'aimerais tellement de choses pour mon avenir, comme ouvrir une boite de publicité avec Adeline.
Luc me posait des questions sur ma vie, et c'est vrai qu'il ne me connaissait que très peu. Je ne parlais pas souvent de mon père, de ma boulimie, ou de mon passé. Cela me rendait triste et puis il ne me posait jamais de questions et parlait peu alors que ce matin là il osait, et j'appréciais. About de quelques minutes d'interrogatoires, une voix nous interrompit :
- Levés depuis longtemps ?
- Depuis 10h !
Steve arriva et s'assit encore dans son sommeil. Il serra la main de Luc, et me fit la bise. Il ne dit rien, comme je l'aurais fait si je n'avais pas vu Luc. Dans la normale, je me tais avant de n'avoir pas bu mon café, simple principe. Luc le servit et le silence revint. Après avoir fini, je retournais dans la chambre pour tous les réveiller.
Luc m'avait branché la guitare électrique. J'eux qu'à faire une note et tous se remuaient. Romain m'arracha la guitare des mains, une fois levé et partis vers le salon en râlant.
Yann me balança un oreiller et Margot cria.
Plus tard dans la matinée, nous étions tous autour de la table, à rire et à manger. J'étais partie la première dans la chambre, pour m'habiller. J'avais enfilé un tee-shirt, et un vieux jean déchiré. En passant dans le couloir, j'avais attrapé mon blouson.
- On se retrouve dans une heure ?
- Mais tu pars ?
- Oui, j'ai besoin de marcher.
- Attends nous, on s'habille et on ...
- Besoin d'être seule.
Adeline me rejoignit dans le couloir, me fit un bisou puis elle me demanda si j'allais bien. Je ne pus lui répondre qu'un oui timide et coincé.
Je commençais à marcher vers les jardins du lotissement et enfin j'y arrivais. Je continuais à les traverser dans le froid d'hiver, avec ce soleil qui montait. Je ne pensais plus à rien, juste à ce monde. Arrivée à al fin de la grande pelouse verte, je descendis sous les grands chênes. Ici, j'étais bien, il y avait un petit cours d'eau, des bancs, un petit pont et le calme. Je m'assis sur les grandes feuilles orange tombées cet automne. Je fermai les yeux et glissa ma tête entre mes genoux. Le soleil me réchauffait le dos, et le vent me chatouillait les oreilles. Je détachais mes cheveux d'un geste violent, et pleura. Je pleurais, mais pourquoi ? J'étais heureuse près d'eux. J'étais peut-être trop heureuse, oui c'est ça je pleurais de bonheur. Je relevais la tête et devant moi le ciel s'éclaircissait. Je me remis en marche vers la maison de Luc. Quand j'eus regardé mon portable, je me rendis compte que cela faisait plus d'une heure que j'étais assise là dans le vent froid, sous les rayons d'un soleil si beau, sous le ciel bleu.
Plus loin devant chez Romain, je les apercevais déjà. J'accélérais le pas, mais vu ma maladresse, je tombai, fesses dans l'herbe. Je me mis à rire, accompagné de Margot qui me rejoignait déjà. Romain me tendit sa main, je me relevai ne lâchant pas sa main. Je pris aussi celle de Luc et nous avancions vers l'arrêt de bus. Je savais qu'ils avaient deviné que j'avais pleuré mais personne ne dit rien ce qui me sauva d'une longue explication interminable.
Le bus arriva et nous étions partis ...


# Posté le mardi 06 novembre 2007 12:05

Modifié le mercredi 07 novembre 2007 13:20

Chapitre n°3 : Soirée ou Surprise ?

Chapitre n°3 : Soirée ou Surprise ?
- Attache la moi, j'ai froid !
- Attends deux minutes.
C'est vrai j'avais froid, presque déshabillée, dans ma chambre. Adeline débarqua dans ma chambre, et me ferma ma robe. Je me retournais pour nous voir dans le grand miroir couvrant mon armoire. On était là, toutes le deux assez belles. Elle, habillée de blanc, robe s'arrêtant aux genoux, avec un col roulé. On aurait dit un ange de noël. Ses yeux brillaient et était entouré d'un seul trait noir. Ses lèvres étaient à peine recouvertes de gloss. Elle enfila son manteau et ses petits gants blancs fait de soie. Moi j'étais en noir. La robe était longue, et son dos nu descendait juste en bas de ma colonne. Elle laissait à peine mes talons aiguilles se dévoiler. Ils me montaient jusqu'aux genoux, par des lacets ; et avec eux je faisais très grande. Mon maquillage était simple, juste du noir sur les paupières. A mon tour, j'enfilais les longs gants noirs, et mon écharpe blanche. On se sentait bête de traverser toute la ville pour un seul dîner. Ma mère nous attendait en bas de l'entrée. Quand elle me vit, un flash m'attaqua.
- Maman !
- T'es si ....
- On y va !
On avait une heure de route. La nuit était déjà tombée et la neige recouvrait les champs. On pouvait voir les étoiles brillaient. Enfin nous apercevions la salle.
Les grandes fenêtres laissaient passer la lumière vive. Je quittai ma mère avec un sourire timide, peut-être le stress.
- Ha les voilà ! Encore en retard.
Yann venait déjà nous assaillir de critiques, et nous en répondions plus. Il était avec Steve, impatient de voir Adeline. Quand elle sortit du véhicule, il eut un choc puis le fou rire nous prit.
- Quoi tu préfère le jean ?
- Non.
Il se mit à l'embrasser alors que Yann eut un geste de dégout. C'était normal Margot était absente. Sa famille l'enfermait, prisonnière de son brevet. Elle avait redoublé mais ej en sais toujours pas pourquoi. Elle ne le méritait pas.
- Alors ?
- Quoi ?
- Ca me va ?
- Oui, mais ce n'est pas moi qui va être ravie.
On souriait stupidement, et moi nerveusement. Soudain, quand Yann donna nos invitations, je me rendis compte à la lumière de leurs costumes. Mais je n'avais pas eut le temps de vraiment les complimenter que j'étais déjà dans les bras de Luc, beau. Il m'embrassa rapidement puis me regarda de la tête aux pieds. Je détestais ça, je me sentais mal sous son regard. Il commença à ouvrir la bouche mais mon doigts se colla sur se lèvres avant. Il se tut et nous rentrâmes dans la salle, remplie de jeunes comme nous et de quelques adultes. Une grande banderole, rose et noir, était accrochée au plafond.
« Jeunes talents régional. »
Nous étions là car les gars voulaient absolument que l'ont aille voir un de leur amis se nommant David. Et puis, c'était le moment de porter nos tenues de soirée achetées, il y a bien deux ans.
La soirée se déroula, les talents passés, certains très, doués, beaucoup étaient seuls, et pas mal râpaient. Je restais longtemps avec Luc et Yann, qui critiquaient chacun des talents. On en riait. Plus tard Steve, Romain et Adeline nous rejoignirent. Je regardais la scène vide, car l'entracte débutait. Les chanteurs parlaient à des producteurs. Un homme du staff arriva droit vers nous.
- Luc, allez y !
Il lui fit signe vers els coulisses. Je ne comprenais pas mais les garçons comprenaient. Tout s'éclaircit dans ma tête quand Steve nous dévisagea puis lança une remarque :
- Je vais enfin vous entendre chanter !
Mon regard croisa celui d'Adeline et on cria un « non, hors de question ». Dans les hauts parleurs, un type disait que le dernier talent allait passer et que c'était un groupe s'appelant « The flamby connexion ».Nous les fusillions du regard puis l'excitation prit la suite. Plus nous avancions dans les couloirs serrés, plus mon stresse montait. Nous arrivions dans une pièce blanche, et l'homme en noir, celui du staff, nous balança un sac.
- Changez-vous les filles. Dans 5 minutes sur scène.
On sorti les affaires, simple jean déchiré, tee-shirt délavé pour moi et une tenue marron pour Ade. Au bout de deux minutes nous étions habillées, en train de nous maquillées face à la grande glace.
- Ils sont fous quand même !
- Comme tu dis, mais on les aime pour ça !
- J'ai peur, je chante mal !
- Ade ! Tu chantes bien mieux que moi. Et au faite qu'est ce qu'on chante ?
- Euh.
Luc apparut dans l'encadrement de la porte et nous interrompit :
- Prête ?
- Qu'est ce qu'on chante ?
- Trois chansons, deux où tu joues au clavier. Complicated de Avril, Rush de Aly, et bien sur la tienne !
- Hey, on ne pouvait pas jouer la votre ?
- Romain ne veut pas.
- Merde !
On avançait vers la scène. Arrivées sur celle-ci Ade empoigna ma main, et nous prîmes les deux micros posés sur leurs pieds. Ade régla le sien bien trop grand et même pour moi.
Luc et romain empoignèrent leurs guitares, l'une simple, et celle de Romain blanche avec des flammes noires. Mon clavier me fut disposait devant moi et mon micro réglait. Mes partitions étaient là, j'oubliais tout. La batterie fut jouer par Yann, je crois. Les premiers accords de « Complicated » ne commençaient pas Luc. C'était partie. Cette chanson, je ne l'avais jamais joué en public. Adeline commença à chanter, et je continuais en la suivant. A la fin de la chanson, je me sentais enfin libre. Nous continuions avec une de mes compositions. J'avais écrite la musique avec Romain, alors que moi et Luc nous nous avions quittés. J'avais écrit les paroles durant cette période, affreuse pour moi. Je lui demandais à travers cette chanson, lui demandé de ne pas me rendre à ce que je ne voulais pas être ... Je l'aimais tant. Adeline connaissait peu la chanson alors c'est moi et Romain qui chantions alors qu'elle m'aidait pour le refrain.
Quand nous avions fini, nous avions été applaudis. J'étais si contente de nous, et hilare. En voyant Luc et Romain faire leurs malins avec leurs guitares [NB : Ils jouent comme des dieux ! Pour Romain ^^].
Je n'aurais pour rien n'au monde voulu les perdre. C'était le début de la fin pourtant. Je ne le savais pas encore à cet instant.
Nous sortions de la scène quand un producteur, enfin je crois, venait déjà nous parler. Steve prit vite la suite, il savait négocier. Je e l'avais jamais vu aussi sérieux sauf le jour, où son frère s'était blessé. La soirée s'était fini assez tard, c'est un car qui avait ramené toutes les personnes habitants sur Moulins, d'Avermes et d'Yzeure.
Adeline dormait chez moi ce soir là et tant mieux. On s'était bien marrés puis après être couchées dans mon clic-clac, la lumière éteinte, l'excitation tombait, nous avions sombré dans un long sommeil lourd.


L'eau avançait vers moi. Ils essayaient de me tendre leurs bras mais l'eau m'arrivait déjà aux genoux. J'allais me noyer. Ils étaient au dessus de moi, sur les grands rochers à l'abri de la tempête. L'eau montait, et mon dos se fracassait contre les murs de roches. J'hurlais mais personne n'entendait. Je souffrais en silence, sans que personne ne puissent m'aider et je ne comprenais pas pourquoi j'étais là.
- Tu aurais dû te protéger avant ?
Cette voix, s'était celle de Yann. Dur, et grave, presque en colère, il m'avait dit ça sans que je ne puisse le voir. Mon visage se plongeait dans l'eau et pourtant je réussis à lui répondre.
- De quoi ?
- De ce que tu as le plus peur. Ton seul danger.
Je réfléchis un instant et l'eau me frappa une fois de plus. La dernière.


A.v.i.s ?

# Posté le mercredi 07 novembre 2007 13:34

Modifié le samedi 10 novembre 2007 11:24

Chapitre n°4 : Reflexion

Chapitre n°4 : Reflexion
- C'est moi !
- Caro ! Réveille toi merde !
J'étais assise dans mon lit, je frissonnais de peur, et de la sueur coulait dans ma nuque. Adeline était en train de paniquer, les yeux écarquillés, une main dans mon dos. C'est cela qui m'avait frappé ? Je mis quelques secondes avant de lui répondre et de revenir à la réalité.
- Non rendors, toi demain je t'expliquerais.
- Mais tu sais...
- T'inquiète.
Elle s'allongea les yeux fermés et je me levai vers la salle de bain. Je me rinçais le visage, et bus un verre d'eau. Je me regardais, le visage vide et pâle. Les yeux peureux, les lèvres pincées, les cheveux longs tombant jusqu'à ma poitrine. J'avais toujours essayait d'ignorer tous mes rêves, mes centaines de rêves sur ma vie, sur tout mais celui là était particulièrement frustrant. Il me disait les choses en face, m'affronter à une vérité évitée. J'ai une peur dans la vie, j'ai toujours essayait de l'éviter de la montrer. Je voulais être une fille forte sans peur, fonçant dans la vie sans vraiment réfléchir, affrontant la réalité. Mais cette peur m'avait empêché d'avancer, cette fois, moi. Je me sentais bête, une larme coulée sur mon visage et pourtant je n'étais pas triste, juste en colère.
Cette chaleur montait en moi, allait faire exploser mon cerveau et mon contrôle. Normal. Je retournais dans la chambre, elle dormait profondément. Mon réveil indiquait qu'il était 7h32. Je pris un jogging, un tee-shirt, je les enfilais rapidement. Sur la table du salon je laissai un mot « Je reviens, je n'ai pas mon portable mais je reviens avant 10h ». Je partis et descendis els escaliers les jambes crispées. Arrivée à la porte du hall, la pluie tombait et rebondissait sur le sol. Toute cette eau ... Je n'étais qu'en tee-shirt mais je sortis et je courus. J'allais vers Avermes, vers le lotissement et je courais. Je ne réfléchissais plus à rien mais une phrase se répétait en moi. « De ce que tu as le plus peur. Ton seul danger. » Pourquoi c'était la voix de Yann ? Pourquoi lui ? Nous étions proches mais ça aurait pu être n'importe qui d'autre ? Pourquoi lui ? Me faisait-il peur ? Je courais maintenant sur la piste cyclable, recouverte d'une fine couche de ce liquide transparente. J'avais chaud, malgré mes habits trempés, et ma peau froide. A l'intérieur j'avais chaud, ma sueur se mêlait à l'eau tombée du ciel.
Il faisait encore noir mais les nuages gris apparaissaient, les rues étaient vides, et les jardins se dévoilaient sous mes yeux. Cette étendue verte, ses arbres, et ce kiosque, tout était mieux ici. Je en savais pas pourquoi. Je n'avais pas grandi ici, je n'avais jamais vécu ici, juste que c'est ici que ma vie a pris un tournant. Toutes mes décisions, mes actes s'étaient ou se finissaient ici. Je continuais à courir, maintenant je savais où je voulais aller. Dans la brume, je voyais ses contours, son toit surplombées d'une grande croix.
Quelques minutes plus tard, j'y étais. J'aimais el parvis de l'église. Elle surplombait Avermes, le stade et la rue. J'étais assise sur les grands escaliers descendant dans la rue.
- Que fait tu ici mon enfant ?
Je me retournais vivement, en sursautant. Un prêtre était là une main sur mon épaule.
- Je réfléchis.
- Alors viens réfléchir à l'abri.
Il avait l'air d'un sage comme on n'en voit dans les contes. Son sourire montrait une rangée de dents blanches. Je connaissais le prêtre d'Avermes et pourtant je n'étais pas croyantes, ce n'étais pas lui.
- Je ne suis pas croyante, et je n'apprécie pas vraiment les églises.
- Ne vois pas cette bâtisse come une église alors et viens.
Je le suivis et passa par les grand porte de bois. A l'intérieur le bruit de la pluie sur els toits, résonnait, comme un rugissement. Il s'assit sur une des chaises arrière et je fis de même.
- A quoi réfléchissais-tu ?
- A un cauchemar troublant.
- Tu veux en parler ?
- C'est plus un psy qui m'aiderait qu'un prêtre.
- Tu sais j'ai vu beaucoup de cas dans mon existence.
Son sourire réapparut dans l'obscurité. Quel âge pouvait-il avoir ?
- Et bien, mon rêve était surprenant comme si il voulait me faire comprendre une chose : que j'avais peur de moi-même. C'est vrai mais je ne comprends pas pourquoi c'est un ami qui me la criait et ...
Je lui contai mon rêve, et pourquoi je pensais que cela était vrai. Il m'écoute. Cela me soulagea car lui était extérieur à toutes mes actions. Au bout d'une heure, il me demanda si je croyais en Dieu.
- Non, enfin j'y ai cru mais j'ai perdu mon meilleur ami, il n'avait que dix ans et moi neuf. J'ai trouvé ça injuste, qu'un dieu puisse prendre un enfant si jeune, pur et l'avoir fait souffrir avant dans des hôpitaux. Si Dieu fait ça, je ne peux pas y croire.
- Pourtant tu y crois ?
- Il faut bien s'accrocher en quelque chose. Je crois en Jésus mais pas en Gabriel. Marie est pour moi une femme qui a fait un enfant dans les lois de la Science. Et Jésus a su diriger des hommes, les guider et son récit a été écrit. Cela peut vous paraître absurde à vous mais ...
- Non, chacun a son opinion. C'est normal que tu penses ça. Mais je te rassure Dieu ne tue pas par plaisir, et ne prends des enfants si il n'a pas le choix.
- Je ne comprends pas et je ne comprendrais pas.
- Dieu n'est pas parfait.
- Si Dieu peut faire mal, alors le diable peut faire du bon ?
- Surement. L'un ne marche pas sans l'autre.
Nous continuons à parler pendant une autre heure. Il me donna une bible.
- C'est la mienne, des passages sont soulignés, je pense qu'ils t'aideront. Peut-être que tu n'y crois pas comme les autres croyants mais je suis sur que tu t'accroches à quelque chose. Ces passages sont souvent révélateurs de solutions et même si tu penses que la bible a été écrite et faussée, ce sont tout de même des hommes qui l'ont écrite.
Je la pris dans mes mains, sa couverture était marron et déchiré. Je l'ouvris et je vis l'écriture de prêtre dans la marge.
- Je vous remercie.
- Rentre et avance maintenant.
- J'essaierais.
Je sortis de l'église, mes vêtements étaient toujours trempés, et mes pas résonnaient. Quand je sortis la pluie était devenue une sorte de brume et le soleil pointait le bout de son nez. Je repris le chemin du retour en marchant. J'avais le temps de rentrer à l'heure. Dans la ville, la vie commençait. Des gens marchaient dans la rue, sans rien dire, sans intention un peu comme moi je pense. Je passais à côté de la maison de Romain. Sa fenêtre était entrouverte, était-il déjà levé à 9h30 ? Je sifflais un coup en crachant doucement son nom. Il apparut, la tête mal réveillé, et sa main sur son visage.
- Je suis vraiment en retard je crois.
- Non, je passais par là et j'ai vu ta fenêtre ouverte.
- Attends je descends.
- Amène ta carte de bus, je vais le prendre pour rentrer.
Il acquiesça et je le vis disparaître. Je fus soudain empreint d'une nostalgie. Avant tout était si simple dans ma tête. Il y a deux ans, je n'étais qu'une fille sans intérêt cherchant ce que j'allais devenir dans sa bande de filles qui étaient comme elle. J'avais rencontré Romain à al rentrée. Il avait la tête des mecs que je détestais. Puis est venu le sport avec lui. Je détestais le volley, et vu ma maladresse c'étais normal.
Je me souviens de mon appréhension. Je le haïssais sans aucune raison et pourtant nous devions collaborer pour réussir à avoir une note convenable. Plus el temps passait, plus je m'étais rendu compte que je l'aimais bien puis l'été est venu. L'amitié grandissait, comme nous, et on avait même dérapé. Simple accident. A l'époque, on se prenait pas la tête maintenant j'ai l'impression que tout est compliqué. Je sais que je ne peux pas me passer de lui, que je l'aime comme un frère – que je n'aurais jamais – et que c'est mon meilleur ami. Pourtant des fois, j'aimerais revenir à cette époque, où je ne faisais pas attention aux autres, à qui j'avais tourné le dos pour le voir. Maintenant quand on se prend la main, quand se fait des bises, ou quand je passe mon temps à rire avec lui, ou dans ses bras, on nous critique. Il parait que cette amitié est trop appuyé, trop tactile te pourtant je ne veux pas changer. Pour sur, Luc n'est pas jaloux enfin j'espère qu'il ne l'est pas, et qu'il n'écoute pas les autres.
- Salut ma grande ! Qu'est que fait ici ?
Il était là devant moi, je ne l'avais même pas vu sortir.
- Salut. Je traine, tu me connais je réfléchis.
- Ca donne quoi ?
Je haussai les épaules, un peu triste de ne pas savoir.
- Dis-moi tout.
Je lui racontais mon rêve et mon départ précipité, ma rencontre, et mon cadeau. Il ne fut pas surpris que je fasse un rêve comme ça, ni que je fuis chez moi en courant mais par contre que j'aille à l'église le dépassait. Je lui fis par de mon inquiétude et de Yann dans mon rêve.
- C'est normal, il est là pour toi, sans vraiment que tu el saches. Il a un fort caractère, même très fort mais des fois je te jure qu'il te ressemble vraiment. Dans des paroles, des actes, des façons d'agir, comme des fois tu ressembles à Steve surtout quand il est énervé contre Ade.
- Je ne savais pas.
- Tu n'es pas non plus leur s½ur jumelle.
Nous restâmes un moment à parler, et cela alléger mon c½ur de doutes. Il était là à écouter, sans vraiment rien répondre. Il me faisait rire et m'enleva quelques peurs.
- Cette après-midi, on se voit ?
- Oui si tu veux, Mardi, ma famille arrive. Il nous reste aujourd'hui et demain.
- Non, je voulais dire se voir sans les autres.
- Depuis le temps que je te le demande Roro !

Le reste de ma journée se passa sans accros. Je repartis en bus vers chez moi, Adeline était à peine levée. Elle était à peine surprise que j'eus disparus. Ma mère m'avait crié dessus : sans importance. L'après-midi, Adeline alla rendre visite à son père - une obligation plutôt – alors que moi j'avais regardé un film stupide avec Romain. On était comme deux enfants sortant de l'école primaire. Mais au moins, nos rires avaient un peu effacé mes « soucis » imaginaires.

# Posté le samedi 10 novembre 2007 11:24

Modifié le dimanche 11 novembre 2007 11:52